
L’entreprise privée connaît une crise d’identité de ses ressources humaines qu’elle ramène de nouveau au rang des seuls « coût de production ». Les impératifs de compétitivité la conduisent à reconfigurer ses organisations soit en recentrant les activités sur le métier principal soit en les externalisant dans les pays où le travail est moins cher parce que désocialisé et dévalorisé. Les services publics n’ont pas toujours les moyens d’une modernisation, rendue cependant urgente par une cohésion sociale qui s’étiole, parce que la légitimité du « gérer moins cher » occulte souvent celle du « gérer mieux ». Développer et partager les compétences individuelles et collectives à l’intérieur d’organisations souples, flexibles et réactives constituent des solutions. Ces organisations « qualifiantes » créent elles-mêmes les conditions de leur développement en ressources humaines.
