La crise de l’intelligence.

La crise que nous vivons est d’abord une crise morale et intellectuelle. Nous sommes en désarroi parce que nous n’avons plus confiance en nos élites qui nous semblent désormais impuissantes, prisonnières qu’elles sont de leur langue de bois technocratique. Moins ces élites sont efficaces, moins elles supportent la critique. Il est proprement inconcevable que des gouvernements responsables, des dirigeants d’institutions puissent déclarer sans vergogne qu’ils sont incapables d’effectuer la moindre réforme profonde à cause des rigidités, des cloisonnements et du conservatisme de la société ou des organisations qu’ils dirigent. La tragédie de la société française de ces années quatre-vingt-dix, c’est que personne n’ose le leur reprocher. Des réformes véritables sont possibles, pourvu qu’on arrête de parachuter d’en haut des solutions toutes faites aussi brillantes qu’inefficaces, car elles ne tiennent pas compte de la réalité que vivent les gens à la base. L’expérience montre qu’une réforme bien conduite permet de transformer les mentalités et le système. Il faut changer notre mode de raisonnement.

  • Pages : 200 p.
  • Année : 1995

Pour en savoir plus

Voir aussi

  • L’intervention psychosociologique.

    Pour éclairer le phénomène, dater son émergence, différencier ses manifestations, situer les enjeux, évaluer effets et fonctions, repérer ses implications idéologiques et épistémologiques.

  • Le partage du savoir.

  • Identité(s).

    L’identité s’impose comme une notion majeure pour les sciences humaines mais également comme un enjeu de société crucial. Comment se construit l’identité individuelle ? Comment se fait l’intégration au sein d’un groupe, d’une communauté ou d’une société ? Comment analyser les conflits ethniques et religieux ? La mondialisation mène-t-elle à l’unification des cultures ?

    • Auteur(s) : Auteur(s) : NA
  • L’imaginaire dans l’éducation permanente.

  • Petit vocabulaire de psychopédagogie et de technologie de l’éducation.

  • L’acteur et le système.

    L’auteur montre le caractère essentiellement « opportuniste » des stratégies humaines et la part irréductible de liberté que existe dans toute relation de pouvoir ce livre n’est pas un manuel de sociologie des organisations mais bien une sociologie de l’action organisée : véritable critique de la raison collective.