Jean-Pierre Le Goff analyse la « modernisation » des entreprises sous l’angle d’une « barbarie douce ». | Il s’appuie sur deux champs particulièrement concernés par ce phénomène que sont l’entreprise et l’école. Il montre que derrière un vocabulaire anodin (« autonomie », « transparence »…) se cache une réalité plus agressive envers les individus. Les acteurs de la formation seraient les co-inventeurs de cette rhétorique avec les professionnels du management et de la communication. | L’auteur prétend que cette rhétorique débouche sur une « pensée chewing-gum » qui dit tout et son contraire et qui est utile à l’élaboration de projets qui tendent à la déstabilisation des individus. | Il propose une analyse politique de la situation en remarquant que cette « barbarie douce » coïncide avec le développement du libéralisme économique. Il lui attribue la responsabilité de la « décomposition culturelle ».

  • Collection : Sur le vif
  • Année : 1999
  • Pages : 128 p.

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